Le FC Bâle privé de Coupe de Suisse à cause d’une erreur d’arbitrage ?

Hier soir, lors de la grande finale de la Coupe de Suisse, le FC Zürich s’est imposé 2-0 face au FC Bâle. Sauf que l’expulsion sévère de son attaquant Giovanni Sio a privé l’actuel leader de Super League d’un nouveau trophée. Les propos durs de l’entraîneur rhénan Murat Yakin ont relancé le débat sur l’arbitrage en Suisse, qui aurait toujours favorisé le FC Bâle jusqu’à aujourd’hui.

Une 99ème minute qui restera dans les esprits

Dimanche soir, à Berne, tous les supporters sont sortis du stade ayant accueilli la grande finale de la Coupe de Suisse avec un nombre en tête. En effet, lors des prolongations, à la 99ème minute, le joueur zurichois Jorge Texeira avait retenu le maillot du bâlois Giovanni Sio à 16 mètres de ses buts. Plutôt que de distribuer un deuxième carton jaune au défenseur, l’attaquant bâlois a été averti pour simulation et a dû injustement quitter la pelouse. L’arbitre de la rencontre, Patrick Graf, a inventé une règle inédite : celle de la triple peine. En effet, il a privé le FC Bâle de pénalty mais l’a aussi contraint à terminer le match en infériorité numérique, tout en ayant permis à Gavranovic de mettre un deuxième but décisif.

«Je crois qu’il y a pénalty, oui. Et ce pénalty ne nous aurait pas donné l’occasion de marquer juste après. Mais cela importe peu. Nous nous sommes nous-même retrouvés dans ce genre de situation à plusieurs reprises».

Alors que l’auteur du doubler affirme n’avoir rien vu parce qu’il était « trop loin », le capitaine de la formation rhénane, Fabian Frei, a félicité Zurich pour son match formidable. Il a également ajouté n’avoir aucun problème par rapport à cette défaite, même s’il a amèrement expliqué qu’elle avait un très mauvais goût : « Perdre, OKAY. Mais pas comme ça. Il y a clairement pénalty, et peut-être même une expulsion. En l’espace d’une minute, on passe de 1-0 à dix contre dix à 0-1 à neuf contre onze. Vous pouvez m’expliquer ? ». On peut comprendre qu’il s’agisse d’un échec dur à accepter. L’entraîneur du FC Zürich, n’a bien évidemment pas eu le même discours, même si ce dernier s’est montré très élégant : « Je crois qu’il y a pénalty, oui. Et ce pénalty ne nous aurait pas donné l’occasion de marquer juste après. Mais cela importe peu. Nous nous sommes nous-même retrouvés dans ce genre de situation à plusieurs reprises. Pour Bâle, c’est peut-être assez inédit ». Il est vrai que le FC Zürich a été supérieur au FC Bâle sur l’ensemble de la rencontre et qu’il mérite sa victoire. Le leader de Super League n’a perdu que deux matches en territoire helvète cette année et ce fut à chaque fois contre le FC Zürich.

Murat Yakin dénonce un arbitrage maladroit et injuste

Murat Yakin regrette l’expulsion injuste de Giovanni Sio à la 99ème minute.

Durant la conférence d’après-match, Murat Yakin s’est forcément plaint de la décision arbitrale qui a causé la sortie de l’un de ses joueurs clés. Pour lui, la faute est évidente et elle est professionnelle. « Même à dix contre onze on faisait jeu égal. Cette expulsion a basculé le match ». Ce que Murat Yakin oublie de dire, c’est que la simulation de son attaquant Stocker n’avait pas été sifflée durant le précédent match de championnat, une simulation qui avait coûté l’expulsion de Benito chez l’équipe adverse. Régulièrement soupçonné de favoritisme, le FC Bâle va devoir avaler cette injustice dont il n’est pas habitué. Tout porte à croire que le leader de Super League n’est plus protégé par l’arbitrage et il devra faire avec jusqu’à la fin du championnat, et ce dès ce dimanche contre son dauphin, le Grasshopper Zurich.